Train classique ou train tricycle

est possible de changer d'avis jusqu'à la commande
du fuselage. L'empennage et les ailes sont identiques pour les deux
versions.
Ci-après quelques éléments qui motivent mon choix :
a) - Ma formation initiale s'est
effectuée sur train classique, pas d'appréhension de ce coté là.
b) - Je trouve que l'esthétique des
avions Vans en train classique est plus sympathique que la version
train tricycle.
c) - A installation moteur / hélice identique, pas de perte de vitesse
significative pour le tricycle (environ 3 Kt)
d) - Reste le vent de travers sur piste en dur. Ce point n'est pas sans importance pour un avion à
vocation Voyage. Il m'est arrivé à plusieurs reprises, particulièrement
dans l'ouest de la France de partir par beau temps, et revenir avec un
vent de 20 kt établi sérieux, plein travers.
e) - le coût du lot matière (fuselage et
finitions) est sensiblement plus élevé (750 $) en version train
tricycle.
En dépit de l'argument esthétique qui plaide en faveur du train classique, je
pense le train tricycle procure un confort certain par rapport aux conditions de
vent en voyage. Ce sera donc un train tricycle.
Verrière
Vans propose deux options pour la verrière.
L'une coulissante (sliding) vers l'arrière de l'appareil,
l'autre pivotante (tip-up) sur un axe situé à l'avant de
la verrière. L'une et l'autre comportent avantages et
inconvénients :
Version tip up

Les avantages sont :
- La visibilité en vol
n'est gênée par aucun arceau
- Construction plus facile que la version sliding
- accessibilité aux instruments du tableau de bord. En effet lors de
l'ouverture la verrière libère l'espace situé derrière le tableau de bord et
permet un accès facile aux instruments
- la
non fermeture au décollage n'a pas de conséquences dramatiques,
le vent venant plaque celle-ci en place.
Les inconvénients sont :
- Pas de
possibilité de ventiler lors du roulage
- problème semble
t'il récurrent d'étanchéité lors d'un vol sous
la pluie qui conduit à laisser rentrer de
l'eau dans le compartiment des instruments
- risque d'arrachement de la
verrière lorsque l'avion est parqué au sol
verrière ouverte lors d'un coup de vent
- pas
d'espace sous l'avant de la verrière pour montage du compas ou
d'un GPS portable.
Version sliding

Les avantages sont :
- Esthétique sympathique
au sol en position entrouverte,
- possibilité de ventiler lors du
roulage,
- présence d'une espace sous l'avant de la
verrière pour montage du
compas ou d'un GPS portable.
Les inconvénients sont :
- Construction plus
difficile,
- présence d'un arceau dans le champs de vision que je
trouve très gênante (voir photo ci-avant prise sur le site de Dan Checkoway)
- pas d'accès aux instruments.
Compte tenu de la présence de l'arceau masquant la visibilité sur la version sliding et de l'accès aux
instruments procuré par la version tip-up, je choisis sans hésiter la version tip-up.
Moteur

Mon souhait principal est de faire un avion performant mais
aussi économique à l'usage. La consommation en carburant
est donc un critère important. Les réserves de pétrole allant en
diminuant, il y a fort a prévoir que le coût des carburants à la pompe aille
vers une augmentation sensible dans les années à venir.
Les moteurs Diesel me plaisent beaucoup compte tenu de leur
consommation moindre et du coût moindre du carburant, mais il
n'existe malheureusement ni marché de l'occasion, ni adaptation existante aux avions Vans à ce jour.
Vans a développé ses
avions autour des moteurs Lycoming. Les deux moteurs les
plus utilisés dans les Vans biplace sont les O320 (150 ou 160
ch) et O360 (180 ou 200 ch). Ces moteurs ont fait leurs preuves dans le
domaine aéronautique, même si leur conception des
années 50 date un peu aujourd'hui et on peut facilement imaginer
que les moteurs de conception plus moderne soient d'un rendement bien
meilleur. Vans propose des kits Firewall
forward. Il s'agit de kits comprenant l'ensemble des accessoires
nécessaires, adaptés pour les différents types de
moteur Lycoming. Ma modeste expertise fait que je vois ceci comme une bonne
opportunité de me faciliter l'existence.
Certains constructeurs ont opté pour des adaptation
de moteurs provenant de l'automobile, en particulier le groupe Subaru.
Celui-ci est fourni avec le bâti moteur pour les Vans, ainsi que
l'ensemble des accessoires (équivalent de la fourniture du FWF
kit de Vans, le tout monté et testé). Le gain coût
/ consommation / retour d'expérience ne me semble pas
évident.
Voir ici
le site d'un constructeur qui a envisagé toutes les solutions dans ce
domaine, même les plus extrêmes !
Pour ma part, tenant compte du critère coût d'exploitation
et retour d'expérience, mon choix est d'utiliser un O 320 de 160 ch si
possible à mi vie (environ 1000 heures). Si je vole 50 heures
par an, cela me laisse 20 ans avant de me poser la question d'un autre
moteur. Cela semble tout à fait raisonnable. Avec un peu de
chance, une bonne adaptation de moteur Diesel pour les avions Vans
existera d'ici là, et sera disponible sur le marché de
l'occasion !
Une grosse majorité des Van's construits aux USA sont équipés de O360 de 180 ou
200 ch. Cela m'a conduit à me demander si un O320 n'est pas un peu "juste". Tous
les témoignages reçus jusqu'à maintenant de constructeurs propriétaires ayant
fait le choix du 320 ne le regrettent pas et sont impressionnés par les
performances de leur avion, même avec une hélice à pas fixe. Pour ma part, je
souhaite faire un avion rapide de voyage. Je pense que ce choix est le bon selon
mes critères.
Voir ici un excellent article sur les moteurs
Lycoming.
Je pense également remplacer une des magnétos par un allumage
électronique. Le principe des magnétos sur un moteur
aéronautique est que le calage est fixe et adapté
à un régime spécifique. La conséquence est
que en dehors de ce régime, la combustion n'est pas
optimisée. Vans a réalisé de comparatifs et
conclue que le recours à un allumage électronique permet
un gain de consommation de l'ordre de 10%, ce qui n'est pas
négligeable, ainsi qu'un fonctionnement plus souple du moteur et
un démarrage facilité. Il est possible de remplacer
les deux magnétos par des allumages électroniques.
Ceux-ci ne génèrent pas leur énergie,
contrairement aux magnétos et le fonctionnement du moteur
devient donc dépendants de la batterie.
Cela ne m'enthousiasme pas et je pense donc opter pour le remplacement d'une seule magnéto.
Différents constructeurs en France m'ont confirmé que ce
type d'allumage est très peu répandu en Europe et
qu'il n'est pas simple de trouver un installateur pour ce type de
système.
Mise à jour du 05 Juin 2006 : La société
E-mag propose
un super allumage électronique interchangeable avec les magnétos, en deux
versions dont l'une produit l'énergie nécessaire. L'installation semble très
simple, le coût raisonnable. C'est très tentant.
Hélice
Comme précédemment évoqué, je souhaite faire un avion simple et d'un coût
raisonnable.
Je suis sensible à l'aspect esthétique des
hélices tripales, mais leur coût est prohibitif selon mes
critères (compter €7500 pour une MT Propeller), et ces hélices ne présentent pas
d'intérêt en terme de gains de vitesse par rapport
à une hélice à pas variable bipale (voir essai
comparatif RVator N° 1 / 2003), au contraire ! Par contre, en terme de bruit
et de confort en vol, elles procurent un gain certain. J'ai comparé au
sol deux avions à la Baule le week-end du 03 & 04 Juin 2006, l'un équipé
d'une bipale classique métal pas fixe, l'autre équipé d'une MT tripale.
La différence sonore est saisissante. Le témoignage du pilote
constructeur de l'avion équipé de la tripale est que l'avion est plus
silencieux, vibre moins, d'où une moindre fatigue en voyage.
L'hélice à pas
variable permet d'optimiser les performances en fonction de la phase
du vol (montée, vol en palier). C'est très
séduisant, mais je pense que le surcoût reste
élevé par rapport au gain en taux de montée : Pour
un RV7 à pleine charge avec moteur de 160 ch et une hélice à pas fixe,
compter environ 1600 fpm et 1900 fpm dans les mêmes
conditions avec une hélice à pas variable. Le
surcoût est d'environ 5 000 euro pour une bipale (hélice plus régulateur) , plus une surcharge pour la
version pas variable.
Mon choix sur un critère exclusivement
économique sera donc plutôt une hélice à pas fixe. Reste
à définir le matériau. Aluminium ou bois.
L'hélice en aluminium est sensiblement plus chère, et
fait l'objet d'une limitation en régime de rotation (2700 rpm
maximum). L'hélice en bois est moins chère, et a le mérite de faire "fusible" en
cas de passage sur le nez sur un train classique (ce ne sera pas mon
cas), mais est plus fragile aux impacts de gravillons lors du roulage ou
des essais moteurs sur une surface non adaptée. Au même titre, il est
déconseillé de voler sous la pluie avec une hélice en bois. l'impact des
gouttes d'eau sur le bord d'attaque altère celui-ci très rapidement.
Mon choix n'est pas encore totalement
arrêté, mais je penche tout de même pour une hélice bois.
Mise à jour du 11 Juin 2006:
Catto Propoller
propose des hélices bois tripales recouvertes de fibre de verre pour un
coût raisonnable ($2100 pour une tripale pour un O320. Je vais
sérieusement creuser la question auprès des utilisateurs de ce type
d'hélice. Mike
utilise cette hélice sur son 9A avec un O320, les commentaires sont
plutôt élogieux pour le moment. Affaire à suivre.
Mise à jour du 19 Octobre 2008 :
Une opportunité s'est présentée au Plessis Belleville avec le
propriétaire d'un RV7A qui a remplacé son moteur récemment. Il est passé
d'un O320 (avec vis de fixation d'hélice de 3/8") à un O360, avec
nécessité de changer d'hélice. Il avait donc, dormant dans son garage
une hélice Sensenich correspondant à ma configuration, nous avons fait
affaire !
Éclairage
Les avions en
CNRA
ne sont plus autorisés au vol de nuit. C'est bien dommage. La version
précédente du texte du CNRA prévoyait tout de même cette possibilité
pour les avions entretenus par une unité d'entretien agrée. Le nouveau
texte ne propose plus cette option. Dans l'absolu, il n'ay a donc aucune
obligation d'installer un éclairage sur un avion de construction
amateur. Toutefois il me semble très
souhaitable de pouvoir être vu dans des conditions MTO moyennes. J'ai donc
choisi d'installer un éclairage sur l'avion.
Pour ce qui concerne les feux d'atterrissage, je n'aime pas trop
l'idée d'une découpe dans les ailes telle que
nécessaire pour le système proposé par Vans. Je pense retenir le
système proposé par Creativair. Il s'agit
d'ampoules halogènes de 75 watt montées dans les wing
tips. Installation grandement facilitées et coût
inférieur de surcroît !
Creativair propose des feux de position basés sur des LED. Cette
technologie me plait bien !
Cela présente l'avantage d'une fiabilité quasi
infaillible (durée de vie des LED presque infinie, de plus la
conception du system Creativair fait que la défaillance d'un
composant n'entraîne pas
l'extinction totale du feu en question), d'une consommation
électrique très réduite par rapport à un
système à ampoule classique, et enfin d'un coût
inférieur de 15% par rapport au système Whelen. Les feux
d'atterrissage proposés par Creativair peuvent être intégrés dans les
wingtips sur le même support que les feux de position.
Creativair
propose également un système de strobe à intégrer dans les wingtips. Le
boîtier d'alimentation des strobes est prévu pour pouvoir alimenter
également stobe monté sur le rudder dans le feu mixte Position / Strobe
de Whelen. Ce sera donc ce système qui sera monté sur mon avion. Pour
plus d'information, voir dans le log de construction à la rubrique ailes
/ wingtips-éclairage.
Système électrique
Mon intention initiale était d'utiliser
le système proposé par défaut pas Van's. J'ai d'ailleurs acheté le kit
de câblage chez Van's qui comprend tout le lot de câbles et cosses
nécessaires. Au fur et a mesure que je progresse dans la lecture du
document
Aeroelectric connection de Bob Nuckolls, je penche de plus en plus
pour le schéma type Z11. Bob Nuckolls a beaucoup travaillé sur la
fiabilité des systèmes électrique, et le schéma proposé comprend entre
autre un "Endurance bus" séparé du "main power bus".
Quelques échanges avec différents constructeurs m'ont confirmé que le
schéma de Van's est un eu hors d'âge.
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